Billet d’humeur #37 | 02/07/2020

Pagans et Hart Brut : Une communauté de créateurs Le webzine Rythmes Croisés nous ouvre ses colonnes… Dix ans déjà que la FAMILHA ARTÚS, dont la démarche fusionne le folk gascon et les musiques aventurières et expérimentales, s’est agrandie avec la création de son label Pagans. Deux ans plus tard, elle accouchait de l’association Hart Brut, la “Compagnie artistique radicale de Gascogne” qui produit et qui diffuse les projets artistiques, culturels et pédagogiques des artistes qui la composent. Outre les productions d’ARTÚS, le désormais incontournable label Pagans compte de nombreuses références distribuées sur Bandcamp en format numérique, CD et/ou vinyle … Lire la suite

Billet d’humeur #36 | 28/05/2020 par Matèu Baudoin

« Nous en avons fini avec les révolutions culbuto qui remettent sur leurs pieds ce qu’elles renversent, parce que, ne l’ayant jamais conquise, elles rêvaient de la liberté comme d’un ciel lorsqu’il nous faut apprendre – nous – à la vivre en tant que sol. La révolution, c’est un quotidien qui vibre. » Tiré de « La Zone du Dehors », roman d’Alain Damasio Dans imposture, il y a posture. Posture au sens de tenir une position quitte à la rigidifier mais aussi au sens de faire semblant. C’est dans ces deux acceptions de la posture que nous assistons à … Lire la suite

Billet d’humeur #35 | 23/04/2020 par Clémence Cognet

Depuis quand c’est le futur ? Voilà une question philosophique qui nous amène très vite dans les recoins vaporeux de la pensée enfantine, métaphysique de l’inconcevable. Et pourtant une question très pragmatique et actuelle s’y rattache. Depuis quand qualifie-t-on la musique de futuriste pour en dire du bien ? Et pourquoi ? C’est sous cet angle que bon nombres d’articles qui mettent au jour de nouvelles productions en musiques « traditionnelles » présentent leur découverte. Et ce depuis quinze ans. Vingt ans. Impossible de savoir. J’ai néanmoins fait quelques recherches. La critique musicale naît avec la presse au XVIIIème siècle. Quelques grandes … Lire la suite

Billet d’humeur #34 | 19/03/2020 par Cocanha

Les récentes prises de parole médiatiques des victimes de violences sexuelles ont participé à craqueler et ébrécher la faïence bien entretenue du patriarcat. Il a fallu qu’un satané virus arrive jusqu’à nous, pour qu’on ne puisse plus se toucher, se rassembler, se crier au visage cet espoir bouillonnant. Ça nous confine dans nos sphères privées et rive nos yeux sur des réseaux sociaux saturés. Au Carnaval, le 21 février, Cocanha a sorti son 2ème album : Puput. Quel drôle de nom d’oiseau. En occitan, c’est le nom de la huppe fasciée, cet oiseau au long bec gracile légèrement arqué, avec … Lire la suite

Billet d’humeur #33 | 20/02/2020 par Nicolas Favier

Mon premier souvenir lié aux musiques dites « traditionnelles » remonte à un concert du Duo Tras (avec Bernard Combi) en 2007 au festival Jazz à Luz. Un premier aperçu déviant bien loin des polyphonies corses ou du binioù breton qui sont un peu les clichés du genre. C’est aussi à Jazz à Luz que j’ai dû entendre pour la première fois le nom de Laurent Moulédous qui deviendra plus tard le « gourou » d’Hart Brut. Mais c’est vraiment en 2015 que j’ai commencé à jeter une oreille assidue à cette nouvelle scène « indie trad » ou de … Lire la suite

Billet d’humeur #32 | 23/01/2020 par Nicolas Godin

Quelle place Artús occupe-t-elle dans les identités musicales et visuelles de Nicolas Godin ? Alors tu fais bien de mettre ça au pluriel ! Dans Artús – et dans un paquet de groupes – les identités esthétiques, culturelles, et donc musicales et aussi visuelles de chacun de nous influent forcement sur le groupe et sur chacun des membres. Et inversement. Même sans qu’on s’en rende compte. Quand je suis arrivé dans Artús, je ne connaissais rien aux musiques traditionnelles et au rock progressif par exemple. Deux des plus grosses influences du groupe. Mais par contre j’ai apporté ma vision du … Lire la suite

Billet d’humeur #31 | 19/12/2019 par Romain Baudoin

CANICULA – « Cantas e danças de Gasconha ». Ni folklorique, ni folk ! Disque Ventadorn / Menestrèrs Gascons – 1983 Il est écrit : « 1er trimestre 1983 ». J’avais six ans et pourtant je me rappelle de la sortie de ce disque, dans ma familha ce fut un réel événement ! Je le connaissais avant qu’il ne tourne sur la platine car beaucoup de répétitions se passaient en dessous de ma chambre à Capbreton (Landes), dans le salon de coiffure de mon père, à l’adresse indiquée pour contacter le groupe. Mon père était coiffeur/musicien pendant que mon oncle … Lire la suite

Billet d’humeur #30 | 07/11/2019 par Louis Jacques

C’est sans doute un grand malentendu. C’est la conclusion que nous avons tiré avec un nouvel ami, un soir de gentille beuverie, de cuisine (riche) de pays et de discussion sur les musiques dites « actuelles issues de territoires ». C’était certes un constat un peu amer, et il faut rendre justice aux nombreuses personnes qui, par leur travail acharné et convaincu ont initié la sensibilisation aux cultures minorisées. Les musiques. Les langues. Les cuisines. Les rapports aux corps et aux paysages. Des décennies de militantismes – et en premier lieu, de goût – pour des choses jusqu’ici considérées comme … Lire la suite

Billet d’humeur #29 | 10/10/2019 par Thomas Baudoin

Ça a commencé quand il s’est agi de remplir les papiers de ma fille pour le collège en septembre de cette année, et de renseigner la rubrique « Catégorie socio-professionnelle du père ». Bizarrement j’avais jamais vraiment cherché à savoir si j’appartenais à une catégorie socioprofessionnelle. Jusqu’à présent j’avais réussi à esquiver la question, Dieu sait comment… peut-être parce que tout ce qui ressemble à du recensement me paraît inapproprié pour cerner mes activités, et que j’estime que ce n’est pas mon travail de chercher plus loin. Artiste ? Musicien ? Touche à tout ? Expérimentateur ? Distillateur de rêveries … Lire la suite

Billet d’humeur #28 | 12/09/2019 par Laurent Moulédous, Romain Baudoin & Caroline Dufau

On nous demande souvent « comment fait-on pour trouver des concerts », « comment on se fait connaître dans les (divers) réseaux de salles de spectacles, dans les (nombreux) festivals… » ? Chacun a sa formule, son vécu, souvent le fruits de rencontres, d’affinités, des hasards vrais ou provoqués (un petit conseil au passage : arrivez toujours en avance à la gare ou à l’aéroport lors du retour d’un salon professionnel, c’est ce qu’on appelle « le coup de l’ascenseur »). Le démarchage reste le travail le plus ingrat des métiers du spectacle, c’est pourtant indispensable de s’y adonner à … Lire la suite